Sonne Hagal – :Jordanfrost: (Luftschutz Entertainment)
« Sonne» pour le soleil, « Hagal» pour la rune Hagalaz, les païens teutoniques continuent leur chemins dans l’ombre des géants Death In June et Sol Invictus. Reprenant peu ou prou la même formule, on peut comprendre le relatif maigre intérêt que suscite le groupe. Sonne Hagal, dans le giron de ses illustres aînés, égrène ses ritournelles Neo-Folk désabusées, paysages d’hiver d’un autre temps. Une musique qu’on imagine entendre dans l’arrière boutique d’un antiquaire qui aurait pillé les tombeaux des rois celtes, exposant ces reliques au milieu de piles d’ouvrages tombant en poussière. Délaissant les affres du monde moderne, Sonne Hagal se réfugie en forêt en compagnie de quelques prestigieux guests (:Of The Wand And The Moon:, Darkwood, In Gowan Ring). Là, des feux sont rallumés dans d’antiques foyers et, sous la bénédiction des Dieux, les cordes nous racontent l’histoire de temps oubliés. Musique à la texture délicate, Sonne Hagal charme par son approche contenue. Principalement guitare/voix les douze titres de cet album sont également accompagnés par une variété d’instruments tels que la mandoline, l’accordéon, la flûte, le mélodica, le piano etc… Des titres à la vibrante beauté tels que « Vengeance» , « Who Has Seen The Wind?» ou le magnifique « The Hawk» , contrastent avec les plus enjoués « Herr Gilbhardt» , « Rokh» , ou « Totentazlied» à la tournure Folk plus appuyée. Au final, un recueil précieux, beau (même si parfois un peu pompeux), sans grosse faute de goût (à l’exception d’une malheureuse boite à rythme sur « Hidden Flame» ) d’un niveau égal au meilleur de Sol Invictus. Un incontournable donc pour les amateurs de Neo/Dark Folk. A noter, pour finir, la somptueuse cover signée Fabrice Billard (Divine Comedy Records) qui se décline en trois versions.
7,5/10
Simon
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